JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE L’EXCISION A VELINGARALes populations excisent leurs filles en cachette ou en Gambie pour échapper à la loi
L’excision est une vieille pratique néfaste qui continue de faire des ravages dans le Fouladou.Une pratique ancestrale à laquelle les populations restent toujours attaché. D’ailleurs une Ong de la place a rendu publique une étude récente ou il ressort que 90% des femmes du Fouladou sont excisées. Une évaluation qui relance la lancinante question de l’abandon des mutilations génitales féminines dans cette partie sud du Sénégal..C’est ce qui fait que les conséquences de ce fléau dans la localité sont incommensurables .Le Fouladou caracole en tête du peloton en matière de taux de mortalité infantile et maternelle.Ensuite,les femmes éprouvent d’énormes difficultés au moment de l’accouchement.Et c’est dans ce contexte, que l’Ong Tostan est venu au secours des jeunes filles pour leur éviter le supplice du couteau ou de la lame.C’est ainsi qu’un vaste programme de sensibilisation sur l’excision , les mariages et grossesses précoces des adolescentes a été mené dans presque tous les villages du Fouladou. Plus de 1000 communautés ont décidé publiquement devant les autorités, les leaders d’opinions et autres d’abandonner ces pratiques néfastes. Cependant, il y’ a des communautés qui sont toujours réfractaires à l’abandon de ces pratiques héritées de leurs ancêtres. C’est le cas des Soninkés, des Badiarankés, des Diakhankés, des Peul Foutas etc. qui préfèrent mourir que d’abandonner ces pratiques. C’est pourquoi, elles préfèrent dissimuler leurs sentiments face aux agents des ONG ou association qui luttent contre ces fléaux pour bénéficier de certains projets de lutte contre la pauvreté. Mais une fois, la fin de la période d’intervention les populations s’adonnent à nouveau à ces pratiques. D’ailleurs des sources nous apprennent que , les populations situés le long de la frontière avec la Gambie ou celles établit dans la commune, traversent la frontière pour se rendre en Gambie avec leurs enfants pour les y exciser. Même si l’Ong Tostan a tenté de contourner la difficulté en intervenant dans la région de Bassé depuis plus d’un an .Cependant, d’autres le font sur place dans les villes et villages de la région de Kolda, en complicité avec les cohabitants. C’est le cas de plus de 7 filles qui viennent d’être excisées dans un village de l’arrondissement de Mampatim .La règle, c’est désormais de garder le silence autour de ces pratiques pour éviter de tomber sous le coup de la loi.Quoi qu’il en soit, il faut dire que le mérite de l’Ong Tostan et les autres associations qui travaille pour la promotion des droits de l’homme dans le Fouladou, c’est d’avoir permis aux jeunes filles, aux adolescentes et leurs parents de poser et de discuter autour de ces questions autrefois considéré comme tabous dans la région de Kolda. Et peut être que c’est avoir les futures générations que ces pratiques seront définitivement boutées hors du Fouladou